Ce blog s’adresse aussi à celles et ceux qui conçoivent des services, des documents et des sites. Une bonne accessibilité se construit dès l’amont, avec des choix techniques simples et des habitudes de rédaction utiles. Voici des repères opérationnels à appliquer immédiatement.
Structurer le contenu correctement
- Utiliser des titres hiérarchisés dans l’ordre. Un seul h1 par page, des h2 cohérents, des listes pour les séries d’éléments.
- Écrire des liens explicites. Bannir les cliquez ici. Préférer des verbes d’action et le sujet de la page cible.
- Segmenter les longs contenus en paragraphes courts. Un rythme régulier facilite la navigation par sauts.
Garantir la navigation au clavier
- Veiller à un ordre de tabulation logique. Le focus doit suivre la lecture naturelle, sans pièges.
- Rendre le focus visible. Un indicateur clair évite la perte de repère, notamment pour les utilisateurs de loupe.
- Prévoir un mécanisme pour passer directement au contenu. Un lien d’évitement simple fait gagner un temps réel.
Choisir la simplicité plutôt que l’effet
- Limiter les blocs animés, les éléments qui bougent sans interaction et les sections bavardes. L’attention doit se porter sur l’information, pas sur l’effet.
- Offrir des alternatives textuelles pertinentes aux éléments non textuels. Des descriptions brèves, informatives et reliées au contexte d’usage.
- Éviter les PDF non balisés quand un format HTML ou texte suffit. Un bon HTML vaut souvent mieux qu’un PDF décoratif.
Rédiger pour être compris du premier coup
- Aller droit au but. Une phrase claire économise du temps au lecteur d’écran comme à la loupe.
- Mettre en évidence le mot utile, pas tout le texte. Un usage parcimonieux de la mise en emphase améliore la scannabilité.
- Éliminer les ambiguïtés. Les termes techniques gagnent à être expliqués une fois, simplement, puis réutilisés tels quels.
Contrôler la qualité avant publication
- Tester le parcours avec le clavier uniquement. S’il faut toucher la souris, c’est qu’un verrou subsiste.
- Vérifier la cohérence des titres et des landmarks. Une page bien balisée se parcourt en quelques touches et se comprend sans regarder.
- Relire la page avec une vitesse de synthèse vocale plus élevée que d’habitude. Les formulations maladroites ressortent immédiatement.
Erreurs courantes à éviter
- Empiler les widgets interactifs sans raison. Chaque élément actif doit justifier son existence.
- Remplacer des textes par des images de texte. L’information doit rester sélectionnable et lisible par tous.
- Oublier les messages d’erreur clairs dans les formulaires. Un bon message explique le problème et la correction attendue.
Concevoir pour tous n’est pas un supplément d’âme, c’est une méthode. Une méthode qui améliore l’expérience de chacun, réduit les coûts de maintenance et renforce la qualité du service. En appliquant ces quelques règles, on gagne en clarté, en vitesse et en fiabilité. Le résultat est tangible : des contenus plus simples à produire, à mettre à jour et à utiliser.
Sur Braillelog en Lumière, nous continuerons à proposer des outils d’auto-évaluation, des modèles de courriers pour demander des versions accessibles, des checklists prêtes à l’emploi et des repères de configuration pour les principaux environnements. Notre but reste constant : éclairer ce qui aide, éliminer ce qui encombre, et faire de l’accessibilité une évidence au quotidien.